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Ainsi, désormais, ces deux unités s’imprégneront
du « goût éternel » de Sim qui a payé cash 70 milliards de centimes
pour l’acquisition de Mouzaïa et 15 milliards pour Ben Haroun,
selon le président-directeur général de Sim, Abdelkader Taïeb
Ezzraïmi. Cet industriel de la Mitidja s’est engagé, par ailleurs,
à racheter les dettes de Mouzaïa et Ben Haroun évaluées respectivement
à 56 milliards et 10 milliards de centimes. Il compte, en outre,
investir 59 milliards de dinars dans l’unité de Mouzaïa et 29
milliards de dinars dans celle de Ben Haroun, notamment pour renouveler
et moderniser l’outil de production. Les travailleurs, pour leur
part, sont soulagés d’apprendre que l’acquéreur n’a pas l’intention
de procéder à des licenciements. Les promesses faites par le premier
responsable du groupe Sim ne peuvent que les satisfaire. En effet,
M. Ezzraïmi s’est non seulement engagé à maintenir les 255 employés
de Mouzaïa et les 132 de Ben Haroun, mais a également indiqué
qu’il prendra en charge leurs arriérés de salaires impayés. L’unité
Mouzaïa traversait de réelles difficultés.
Selon le représentant de ses travailleurs, ces
derniers ont dû consentir une réduction de 35% sur leurs salaires
et la suppression des primes en 2000 pour que l’entreprise ne
mette pas la clé sous le paillasson. Après avoir traversé une
grave crise, cette entité de production d’eau minérale voit enfin
le bout du tunnel. Il en est de même pour l’unité de Ben Haroun
dont les employés n’ont pas touché un sou pendant environ huit
mois. Autant dire que cette privatisation n’a nullement suscité
les appréhensions habituelles inhérentes à ce genre d’opération.
L’une des priorités du groupe Sim est d’optimiser les capacités
de production des deux unités qui, du fait de l’obsolescence de
leurs équipements, ne fonctionnent pas à 100%.
La filiale eaux minérales vient s’ajouter aux autres
qui composent le groupe Sim. Outre son activité phare, à savoir
l’agroalimentaire, le groupe a investi dans la santé, la promotion
immobilière et la vente et la maintenance d’équipements de meunerie.
Le groupe ne compte pas s’arrêter en si bon chemin
puisqu’il « s’est engagé dans d’autres opérations de rachat ».
En sus de ces investissements en Algérie, Sim étudie
la possibilité d’investir en Afrique noire en partenariat avec
« des groupes internationalement connus », a indiqué M. Ezzraïmi.
Le groupe Sim a réalisé un chiffre d’affaires de
9,7 milliards de dinars en 2004. Une légère évolution a été enregistrée
par rapport à l’exercice 2003 où il était de 9,4 milliards de
dinars. Sim détient 14 à 18% des parts du marché des semoules
et 28% de celui des pâtes alimentaires. Ses produits, surtout
les pâtes alimentaires, la semoule et les aliments du bétail,
sont exportés vers le Niger, la Libye, le Maroc, l’Egypte, la
France, le Canada, la Belgique et la Grande-Bretagne.
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